Mont Kinabalu, 4100m, point culminant de l'Asie du sud-est.
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Mont Kinabalu

Bornéo

 
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Le Mont Kinabalu Forêt tropicale d'altitude
Sur la route de la montagne



Sentier d'altitude

Bob Morane, où es tu?

Le mont Kinabalu
Un ami, Fred, nous rejoint début juillet. Nous avons hâte de partir à l’aventure. Nous commençons par l’ascension du Mont Kinabalu à 3h de route de Kéké. C’est un gros dôme de granit culminant à 4100 m, plus haut sommet de toute l’Asie du Sud-est. Cette montagne émerge d’une forêt primaire d’altitude unique en son genre. C’est un parc national où la nature est sévèrement protégée. Avant de commencer à grimper, il me faut remplir un nombre incroyable de formulaires, payer des droits et taxes de toutes sortes, et enfin trouver un guide. Nous attaquons l’ascension sur un bon sentier large et facile, au milieu de la forêt. La pente est raide tout du long. C’est une grande cote sans difficulté technique. Il fait beau et nous transpirons énormément. Notre guide ne parle pas un mot d’anglais. C’est pas grave la voie est évidente et nos grimpons sur un bon rythme. Ce n’est pas de l’exploration en zone sauvage : le sentier comporte des abris réguliers, avec réserve d’eau potable et WC ! Le paysage est splendide. En effet nous traversons une forêt tropicale qui change avec l’altitude. Les arbres deviennent plus petit. Des plantes nouvelles apparaissent, comme les népentes, magnifiques plantes carnivores à urnes. Encore plus haut, c’est une forêt de rhododendrons et de bruyères qui occupe l’espace. Au-dessus encore, des lichens  ornent les arbustes. Notre guide cueille et nous fait goûter des fruits rouges qui ressemblent à des framboises. Enfin nous arrivons au refuge vers 3300 m. Il commence à pleuvoir et il fait froid. Encore un effort pour emménager dans une chambrée et nous retournons dans la pièce commune où un restaurant propose une cuisine très correcte. On peut même trouver de la bière. Bob Morane, où es tu ? Non décidément le frisson de l’aventure n’est pas pour aujourd’hui.

La dernière partie









Victoire

Le sommet

Nous reconnaissons plusieurs visages parmi les grimpeurs. En fait la plupart des touristes qui visitent cette région ce retrouvent sur les mêmes sites qui ne sont pas très nombreux. On a l’impression qu’il y a beaucoup de touristes mais se sont les mêmes que l’on retrouve dans les endroits intéressants. Nous faisons ainsi connaissance avec 2 danoises que nous avons croisé plusieurs fois précédemment.
Lever à 2 h le lendemain, rapide ptit dej et nous attaquons la dernière partie vers le sommet. Il fait franchement froid, les étoiles brillent. La végétation à disparue et nous grimpons sur des dalles de granit assez pentues mais régulières. L’effort est rude, l’altitude emballe le cœur et le souffle est court. Agathe souffre mais tient bon. Nous doublons plusieurs groupes qui en bavent plus que nous. Certains abandonnent. La dernière partie est un chaos rocheux peu évident. Notre guide aide Agathe qui ne se plaint même plus tellement c’est dur. Enfin nous atteignons le sommet à 4100 m juste avant le lever du soleil. Il fait autour de 0° sous un ciel pur. Les premières lueurs du jour nous découvrent un paysage minéral. Le spectacle est magique, la lumière rose nous révélant lentement tous les détails. Nous sommes au bord d’un précipice vertigineux, avec devant nous ce vaste dome de granit hérissé de crètes et en dessous des vallées envahies par la jungle et nimbées de fins nuages s’accrochant aux pentes abruptes. Nous restons ainsi une heure à contempler ce paysage unique. Au loin nous apercevons la mer.
Le jour est levé et il est temps de redescendre. Nous prenons notre temps pour admirer ce paysage que nous découvrons maintenant seulement car l’obscurité nous le cachait à la montée.  Retour au refuge vers 8 h pour une solide collation et départ définitif pour le reste de la descente. Nous observons mieux cette végétation étonnante. Cette forêt tropicale d’altitude abrite énormément de plantes rares voire endémiques. C’est sûrement un paradis pour botanistes ! J’observe aussi quelques oiseaux superbes tout rouges ou tout jaunes.
Nous croisons aussi des porteurs, grimpant courbés sous des charges très lourdes, composées de canettes de Coca et de denrées diverses à destination du refuge, 1800 m plus haut. Ce sont parfois de très jeunes femmes ou des vieux édentés qui font ce travail pénible.
 Nous arrivons 3h30 plus tard à notre point de départ fourbu, et content de cette journée. Notre guide se fait payer au bureau du parc : 25 ringgits (6 €)pour 2 jours, c’est ridicule surtout au vu de tout ce que j’ai payé en arrivant. Nous complétons par un bon pourboire. Il repart demain pour la même course. Combien sont payé les porteurs ? Sûrement moins…
Il n’est que midi et nous prenons un taxi pour les sources chaudes de Poring à 2 h de route.
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